MEMOIRE VIVANTIEL SUITE I

 

 

 

PARTIE II

 

 

 

MON RESSENTI

 

 

A/ PAR RAPPORT AUX PRINCIPES DE LA SOPHROLOGIE

 

 

 

 

LE SHEMA CORPOREL COMME REALITE VECUE

 

 

Je pense que je suis arrivée, il y a deux ans, avec un réel déséquilibre entre les sensations extérieures ( provenant de la société et de mon entourage) et les sensations intérieures. Je crois que je m'oubliais, moi, et que mon " burn out" professionnel a été un cri, une explosion car je ressentais, intuitivement, au fond de moi, le besoin de me poser, de m'écouter, me découvrir et me comprendre moi même... pour pouvoir évoluer... dans un sens ou un autre....

 

J'étais face à un mur: je ne voulais plus avancer vers là ou ma vie me poussait.

 

La sophrologie m'a permis d' être à l'écoute de mes sensations intérieures.

 

De plus, dans les relaxatons dynamiques, on est dans l'ici et maintenant;

 

La découverte du shéma corporel m'a aidée à être de plus en plus dans le présent ( alors que j'ai tendance à toujours penser à après et donc à ne pas apprécier le moment même)

 

Enfin, cette conquête du shéma corporel m'incite à moins être dans l'image que les autres me renvoyaient et à laquelle je souhaitais correspondre.

Aujourd'hui, donc, revenir à mon corps me permet de me resituer dans mon présent, dont je m'éloigne encore trop souvent.

 

La découverte de ce shéma corporel m'a faite évoluer car c'est de lui que naît le sentiment de confiance que je rencontre souvent lors de RDC ou c'est encore de lui que se sont révélées mes valeurs.

 

Par contre, être à l'écoute de moi même à travers mes sensations intérieures m'a conforté dans mon décalage vis à vis de la société de consommation et vis à vis de personnes de mon entourage très " terriennes et matérielles" ( sans jugement )..

 

( voir principe d'adaptabilité)

 

 

 

ACTIVATION DU POSITIF

 

 

Ce principe me parait d'une logique enfantine.

Il remonte d'ailleurs de mon enfance durant laquelle maman m'avait conseillé, pour m'endormir, de me remémorer tout ce que j'avais fait d'agréable dans la journée...pour finir celle ci sur une touche plaisante.

 

Activer le positif, c'est pour moi, me donner la possibilité de voir la vie autrement, du bon oeil, de rentrer dans un cercle vertueux.

Je sais que j'ai cette capacité et que je peux l'activer quand je le désire.

Ainsi, je suis plus sereine.

 

Mais cela ne m'empêche pas de ruminer depuis de temps en  temps... peut être en ai je besoin, m'avez vous dit...En tous les cas, une chose est sûre: je rumine en conscience et avec la certitude que je m'en sortirai.

 

 

 

LA REALITE OBJECTIVE

 

 

Pour moi, ma réalité objective, c'est ce que je vis maintenant. Et chacun a la sienne.

Ainsi, je conçois parfaitement que l'on ne puisse se mettre à la place de l'autre.

 

Je trouve cela très difficile lorsque j'anime une séance notamment avec des amis; pas pendant la séance mais durant le dialogue post sophronique.

La mise entre parenthèses de ce que l'on sait de l'autre est un exercice délicat ainsi que de se retenir d'émettre un avis ou de donner une explication comme le souhaiteraient certaines personnes ( et je le comprends).... même si je sais que le rôle du sophrologue consiste à laisser la personne trouver ses propres clés

 

 

L'ADAPTABILITE

 

 

Mon adaptabilité dans le sens de mon aptitude à évoluer s'est accrue. Je me suis ouverte ou je me suis donnée la permission de m'ouvrir à autre chose, de tenter de nouvelles expériences, toutes enrichissantes...

J'essaie également de garder un point de vue positif et constructif.

 

Cependant, je me sens en décalage comme écrit précédemment avec:

 

  •  

    * certaines personnes autour de moi. Et, si je les accepte telles qu'elles sont, je souhaiterais qu'elles fassent de même avec ce que je suis aujourd'hui, avec les changements qui se sont opérés en moi.

     

     

    * la société. Mes valeurs m'éloignent beaucoup de phénomènes de société actuels.

    Je m'adapte, ne pouvant faire autrement sous peine d'être marginale mais je n'ai, à ce

      niveau là, pas trouvé encore véritablement ma place, ma position; et c'est un point crucial pour moi.

 

 

Ainsi entre mon désir ( parfois) de faire sortir mes proches de la caverne et ma position sociale non définie, mon adaptabilité n'est pas véritablement " au top"!

 

 

 

 

B/ PAR RAPPORT AUX THEORIES DE LA SOPHROLOGIE

 

 

 

LES POSSIBILITES EXISTENTIELLES DE L'ÊTRE

 

 

La sophrologie m'a fait comprendre que je m'enfermais dans ce que je croyais être, et qui ne me convenait pas.

Même si, intellectuellement, j'admettais d'autres façons de voir, de faire, de vivre... je n'étais en fait pas véritablement ouverte.

Aussi avançais je tranquillement mais sûrement vers la déprime.

 

L'éveil de la conscience amène à :

  •  
    • réaliser que l'on peut passer d'un état de conscience à un autre

    • la connaissance de soi même. Pour ma part, cela a demandé beaucoup d'effort et a eu comme résultat ( pour le moment) de découvrir certaines facettes de ma personnalité qui m'étaient inconnues. Mais cette découverte de soi amène surtout à dévoiler certains possibles en nous. Et, ce que j'en retire c'est que lorsque l'on sait qui l'on est, on peut ensuite exister en tant que tel.

 

 

 

PROCESSUS VIVANTIEL DE L'ÊTRE

 

 

J'ai décrit dans la première partie mon cheminement depuis que je pratique la sophrologie.

 

J'ai réalisé qu'il était possible d'activer le positif.

Or, avant la sophrologie, j'essayais de positiver, comme on nous le suggère si souvent. Mais

positiver est une vue de l'esprit et ne correspondait à rien pour moi, alors qu'activer le positif ( grâce à la biologie) est très logique et finalement assez facile, même si je ne le fais pas encore systématiquement.

 

 

 

 

 

INTEGRATION DYNAMIQUE DE L'ÊTRE

 

 

Je comprends cette théorie comme une imbrication des deux précédentes.

 

C'est parce qu'en sophrologie je demande à ma conscience de s'éveiller et d'aller à la rencontre de ma biologie, et c'est parce que je fais l'effort de noter les sensations positives, que j'intègre ce positif et que je découvre mes possibilités.

 

 

 

LES GRANDES VALEURS

 

 

La crise qui m'a amenée à la sophrologie était une crise de valeur ( pas véritablement résolue d'ailleurs, voir plus loin).

 

Je pense que la connaissance de soi n'est complète que si elle tient compte des valeurs qui nous portent.

Les valeurs personnelles constituent pour moi une des sources principales du sens de la vie.Elles fondent notre identité future . Elles mobilisent et font vivre.

 

Sentir émerger une valeur de soi, lors d'une RDC, sans l'avoir recherchée, est une expérience que je trouve tout à fait extraordinaire.

Et puis, prendre conscience que ces valeurs sont ancrées en moi est réconfortant.

Dans un monde en manque de valeur, il me semble qu'être porté par des valeurs personnelles, historiques, éducatives... est un plus dans la vie.

 

La prise de conscience de mes propres valeurs a donné un sens à ma vie.

 

 

 

C/ PAR RAPPORT AUX CONCEPTS DE LA SOPHROLOGIE

 

 

LA VIVANCE

 

 

La vivance est le phénomène vécu pendant la RDC. Caycedo parle de l'importance de la vivance phronique isocay.

 

Je n'ai pas tout de suite compris l'influence des vivances sur moi mais aujourd'hui, je perçois

systématiquement la vivance comme l'impact émotif du corps sur l'esprit... et étant entrainée à noter les sensations positives, l'impact émotif ne peut être que positif.

 

 

 

LA CONSCIENCE

 

 

Je l'ai dit précédemment et le réécrirais ensuite certainement car c'est le changement le plus évident

que j'ai vu s'opérer en moi depuis que je pratique la sophrologie: je suis de plus en plus consciente... de moi, des situations vécues, de mes émotions...

 

 

Ceci n'est pas toujours agréable ou confortable mais il est difficile de revenir en arrière.. et je ne le souhaite pas.

 

Je suis heureuse que mes intuitions aient pris consistance et se soient exprimées grâce au dévoilement de ma conscience ( je sais ce que ce dévoilement n'est jamais fini..)

 

Et, j'ai pu me rendre compte qu'un "mal être" était bien mieux supporté lorsqu'il l'était en conscience.

 

 

L'ALLIANCE

 

 

C'est la relation que le sophrologue établit avec le " patient", qui implique la mise entre parenthèses, l'absence de jugement , d'explication ou de conseil.

 

J'ai trouvé difficile durant les premiers mois de pratique d'avoir si peu d'explication ou de conseil, justement. Et je réalise aujourd'hui, que dans les groupes que j'anime, beaucoup de personnes recherchent conseils ou explications et qu'il est délicat de s'abstenir.

Mais j'en ai compris la nécéssité.

Chacun doit faire son propre travail, à son propre rythme et trouver ses propres clefs.

 

 

L'EXISTENCE

 

 

La sophrologie a conforté certaines choses en moi et en a bouleversées d'autres. Ce qui a pu déranger parfois, moi même et les personnes autour.

 

Cette discipline est une révélation car elle m'a permis de découvrir certaines possibilités existentielles auxquelles je n'aurais jamais pensé.

 

Pour moi, la sophrologie transforme l'existence dans le sens ou elle permet de l'aborder avec un nouveau regard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :